M I C H E L   N E Y

Le « Brave des braves »

 

Michel Ney

Maréchal de France (1804)
  Duc d’Elchingen, prince de la Moskowa.
  (Sarrelouis
–Allemagne–, 10 janvier 1769 - Paris, 7 décembre 1815)

 

Parmi les généraux qui, sous la Révolution et le Premier Empire se couvrirent de gloire, il n’en est pas dont la figure mâle et héroïque inspire plus de sympathie que celle du maréchal Ney.

La vie du Maréchal Ney est intimement liée aux événements politiques et militaires de la France, de la fin de l'Ancien Régime à la Restauration.

En s'illustrant tant par son intelligence des situations que par son courage, il a pris une part déterminante aux combats de la Révolution et de l'Empire.

Mais, fidèle avant tout à son pays, il ne saura faire face aux rebondissements politiques de la période des Cent jours, confronté au choix difficile entre deux fidélités, au Roi et à l'Empereur.

Il meurt donc fusillé à 46 ans, jugé de façon expéditive par ses pairs, alors qu'il était destiné à une mort glorieuse sur le champ de bataille, dans le feu de l'action, ainsi qu'il l'avait toujours souhaité.

 

LES PERIODES DE SA VIE

L'Infatigable (1769-1794)

Le preneur de villes (1794-1800)

Ney et Bonaparte (1801-1804)  

Le « brave des braves » (1805-1808)

L'expédition en Espagne et au Portugal (1808-1810)

Le prince de la Moskowa (1811-1812)

La retraite de Russie (1812)

Les campagnes d'Allemagne et de France (1813-1814)

Ney et Louis XVIII (avril 1814-mars 1815)

Les Cent jours (mars-juin 1815)

 

L'INFATIGABLE (1769-1794)

Michel Ney est né le 10 janvier 1769 dans la petite ville allemande de Sarrelouis où il grandit  entouré de cinq frères et sœurs ; son père, ancien soldat de la guerre de Sept ans, exerce la profession de tonnelier. Dès l’âge de treize ans, après avoir reçu une instruction des plus élémentaires chez les Augustins, il songe à gagner sa vie, d’abord comme petit clerc chez un notaire puis comme employé d’une compagnie de mines. Sa maison natale existe encore et est actuellement l'auberge « Maréchal Ney », ornée d'une plaque commémorative portant en français les mots : « Ici est né le Maréchal Ney ». On trouve également un buste du « Brave des Braves » dans sa ville natale.

Agé de presque 20 ans, il s’engage dans le régiment des Hussards « Colonel-général » en garnison à Metz, le 6 décembre 1788 où le futur maréchal Kellerman est alors officier supérieur. (La France comptait à cette époque 6 régiments de hussards situés principalement dans les régions est et nord-est.)

Brigadier fourrier en 1791, il est adjudant à Valmy en 1792 et devient lieutenant peu après. Son courage le fait remarquer lors de la guerre contre la première coalition, à Neerwinden le 18 mars 1793, à Louvain, Valenciennes et Grandpré. La Révolution ayant instauré la curieuse pratique de l'élection des officiers par leurs pairs, Ney reçoit en 1794, cette attestation civique et militaire :  « Nous, officiers, sous-officiers et hussards, certifions à tous ceux qu'il appartiendra que le citoyen Ney, promu au grade de capitaine par la voix de l'élection, a constamment depuis la Révolution donné des preuves du patriotisme le plus pur et de l'attachement le plus inviolable à la cause de la liberté ».

Sous la Révolution, il combat aux frontières où il est remarqué par Kléber en 1794. En effet pourvu de son Brevet de sous-lieutenant (29 octobre 1792), il gagne ses épaulettes de capitaine le 12 avril 1794.

Le 26 avril 1794 il rejoint le général Kléber à l'armée de Sambre et Meuse. Celui-ci le nomme au grade d'adjudant général chef d'escadron le 31 juillet 1794 après s'être distingué personnellement prés de Louvain capturant notamment un général autrichien.

Le 15 octobre 1794, il est promu adjudant général, chef de brigade.

Puis, c'est avec l'armée de Sambre et Meuse qu'il obtient ses galons

Durant six ans, il va opérer des raids sur les arrières de l'ennemi, multipliant les  razzias ; ses hommes le surnomment « l'Infatigable ».  

 

LE PRENEUR DE VILLES (1794-1800)

Il prend part au siège de Maestricht le 1er novembre 1794 et, en décembre, à celui de Mayence où il est blessé. Kléber lui annonce sa nomination comme général de brigade ; il refuse estimant ne pas avoir mérité ce grade. 

Guéri, il reprend sa place en février 1795 dans l'armée de Sambre et Meuse : il se distingue à Altenkirchen, Friedberg, Dierdorff. Les citadelles de Wurtzbourg et de Forsheim capitulent devant lui et lui valent le surnom de "preneur de villes".

Il se distingue particulièrement dans la campagne d'Allemagne de 1796, enlève Würzburg et Pforzheim, devient général de brigade le 1er août 1796 à 27 ans, ainsi ceinturé de soie bleue.

Ses hommes lui ont donné des surnoms : « l'Infatigable ou l'Infatt », « le Rougeaud », « Michel le Rouge », « le Lion rouge », à cause de sa tignasse.

Le bougre est rustique partageant la vie de ses soldats qui l'adoraient. Les charges du corps de hussards qu'il commande en 1797 contribuent aux victoires de Neuwied et de Dierdoff où, le 17 avril 1797, en voulant sauver une pièce d'artillerie, son cheval est tué sous lui et il est fait prisonnier.. Il est rapidement rendu à la liberté peu après.

Quand la guerre reprend en 1798, il est affecté, au début de la deuxième coalition, à l'armée du Rhin où Ney se rend fameux par un curieux fait d'armes : il s'empare de Mannheim par la ruse, avec seulement 150 hommes ; la ville capitule le 2 mars 1799.

Il est promu général de division le 28 mars 1799 suite à un échange de lettres glaciales avec Bernadotte.

Il passe alors à l'armée du Danube sous les ordres de Masséna ; le 15 mai 1799 à Winterthur, il est blessé à deux reprises et doit céder son commandement.

Après de nouveaux exploits dans l'armée du Danube, il est investi du commandement provisoire de l'armée du Rhin. Il sert sous les ordres de Lecourbe (qui découvre sa susceptibilité épidermique servie par une plume sans équivoque) quand il apprend le coup d'état du 18-Brumaire. Républicain convaincu, il ne s'en réjouit pas mais fait néanmoins acte d'adhésion au Consulat.

En 1800, sous le commandement de Moreau, il fait à nouveau parler de lui pour sa participation à la bataille d'Hohenlinden, le 3 décembre. Son attaque foudroyante fait 10.000 prisonniers, 87 bouches à feu tombées entre ses mains, le centre de l'armée autrichienne est anéanti. Moreau comblé, étreint Ney sur le front des troupes qui les ovationnent.

A partir de cette époque, il ne se passe guère d’année où Ney n’attache son nom à une ou plusieurs victoires éclatantes

 

NEY et BONAPARTE (1801-1804) 

Ney est avant tout un soldat et s'intéresse assez peu à la politique : "C'est à mon pays que je me dévoue et non pas à l'homme qu'il choisit pour le gouverner". Et c'est donc avec réserve qu'il accueille le coup d'Etat du 18 brumaire.

Sa première rencontre avec Bonaparte date de 1801, après la paix de Lunéville. Le Premier Consul et son entourage s'intéressent à lui et le marient à une amie de Hortense de Beauharnais, Aglaë Louise Auguie (1782-1853) qui lui donnera 4 fils. (Joseph-Napoléon, Michel Louis Félix, Eugène Michel, Napoléon Henri Edgar).

Nommé ambassadeur auprès de la République helvétique, alors en état de guerre civile larvée entre fédéralistes et unitaires, Ney arrive en Suisse en octobre 1802, occupe Zurich, emprisonne quelques insurgés et oblige les cantons à signer l'Acte de médiation, qui est en fait une forme de protectorat. 

C'est dans ce pays que Ney rencontre un jeune homme féru de stratégie militaire, Antoine-Henri de Jomini, qui va devenir son premier aide de camp. 

Le 19 mai 1804, Napoléon, Empereur depuis la veille, crée 14 maréchaux d'Empire dont Ney. Peu après, il est fait grand officier de la Légion d'honneur et est nommé chef de la 7ème cohorte.  

 

LE « BRAVE DES BRAVES » (1805-1808)

Ney n'a pas son pareil pour mener les attaques. Il fait cependant un pauvre stratège et l'Empereur aura toujours soin de le diriger de près. En 1805, Ney se lance en campagne à la tête du 6ème corps. Il se couvre de gloire à Güntzburg le 9 octobre 1805 puis à Elchingen le14 octobre 1805, il refoule les Autrichiens vers Ulm (Mack capitule), victoire qui lui vaudra en 1808 le titre ducal.

A peine la paix avec l'Autriche est-elle signée à Presbourg le 26 décembre 1805 que la Prusse s'allie avec l'Angleterre et la Russie (c'est la quatrième coalition). Pendant que le reste de la Grande armée se dirige vers Austerlitz, l'Empereur le charge d'aller occuper le Tyrol. Il prend Charnitz et Innsbrück le 7 novembre et entre en Carinthie d'où il chasse l'archiduc Charles. En 1806, il participe à la campagne de Prusse. Présent à Iéna, le 14 octobre, il emmène ses divisions à l'assaut des lignes prussiennes. Mais, emporté par son élan, il se retrouve encerclé. Lannes le tire de ce mauvais pas. Le lendemain, Ney prend Erfurt et quelques jours plus tard entame le siège de Magdebourg, siège qui va durer moins de 24 heures. Il bat les Prussiens à Thorn le 6 décembre 1806.

Il est partout ; à Eylau (8 février 1807) où il arrive en retard sur le champ de bataille, mais son arrivée décide de la victoire. A Guttstadt, où il combat 70.000 hommes avec seulement 14.000 soldats, n'ayant reçu aucun renfort, il est obligé de battre en retraite. Plusieurs fois encerclé, il réussit à se frayer un chemin à travers les rangs ennemis laissant aux mains des Cosaques le mobilier de l'état-major et ses vêtements. .

Friedland, le 14 juin 1807 est sans nul doute sa plus belle victoire, sabre au clair, il poursuit l'armée russe et pénètre en même temps qu'elle dans la ville : « le maréchal Ney avec un sang-froid et une intrépidité qui lui est particulière était en avant de ses échelons, dirigeait lui-même les plus petits détails et donnait l'exemple à son corps d'armée..... » (bulletin de la Grande armée du 17 juin). A la suite de cette victoire, ses soldats le surnomment « le brave des braves », «  le lion rouge » ou « Michel le rouge » pour la couleur de ses cheveux.

Il n’est pas besoin d’être grand stratégiste pour comprendre la bataille de Friedland. Lancé à la poursuite des russes, Napoléon les trouva enserrés dans un coude formé par la petite rivière l’Alle, ayant ce cours d’eau à dos. Une seule voie de retraite leur était ouverte : les 4 ponts conduisant à Friedland. Il était déjà tard et plusieurs généraux proposaient de remettre l’attaque au lendemain. Napoléon s’y opposa. Il appela auprès de lui le maréchal Ney et lui exposa ce qu’il attendait de lui. Il ne s’agissait de rien moins que d’enfoncer les rangs russes, de passer au travers et d’aller occuper Friedland et les 4 ponts qui y menaient. Si le maréchal réussissait cette difficile manœuvre, toute retraite était coupée à l’ennemi ; c’était la défaite complète et irrémissible, la perte de l’armée russe.

L’Empereur prenant par le bras le maréchal, et lui montrant Friedland, les ponts et les russes massés devant, lui dit : « Voilà le but, marchez-y sans regarder autour de vous ; pénétrez dans cette masse épaisse, quoiqu’il puisse vous en coûter ; entrez dans Friedland, prenez les ponts et ne vous inquiétez pas de ce qui pourra se passer à droite, à gauche ou sur vos arrières. L’armée et moi sommes là pour y veiller. »

Ney avait compris. Il s’éloigna sans mot dire et Napoléon fut si frappé par son air résolu qu’il dit au maréchal Mortier : « Cet homme est un lion. »

La lutte fut effroyable, les russes tiraient de tous côtés sur les troupes commandées par Ney qui, galopant d’un bout de la ligne à l’autre, soutenait le cœur de ses soldats par sa contenance héroïque. Cependant des files entières étaient emportées et le feu devenait tel que les plus braves ne pouvaient pas le supporter longtemps. Le maréchal Ney n’en continue pas moins d’avancer, d’enfoncer l’armée russe et parvient ainsi aux portes de Friedland où il pénètre. Puis il fait détruire et incendier les ponts.

Un moment encore, il soutient une nouvelle attaque des russes encore plus furieuse que la précédente mais il y résiste victorieusement. La bataille ne se termine qu’à dix heures et demie du soir par la défaite absolue de l’armée russe.

Le 6 juin 1808, Napoléon le fait duc d'Elchingen.

 

L'EXPEDITION EN ESPAGNE ET AU PORTUGAL (1808-1810)

Après l'abdication forcée du roi Charles IV et de son fils, toute l'Espagne se soulève contre les Français ; Ney est envoyé dans la péninsule ibérique avec le VIème corps. En octobre, il soumet Logrono sur la rive droite de l'Ebre, puis s'empare de Soria le 22 novembre et d'Oviedo en mai 1809. Au début de cette expédition, il est placé sous les ordres de Lannes avec lequel il ne s'entend guère, puis sous ceux de Soult avec lequel il s'entend encore moins : tous deux agissent de manière totalement indépendante et les opérations militaires s'en ressentent :

« Vous avez quitté la Galice où nous devions opérer ensemble sans daigner m'en prévenir et le secret de ce mouvement a été si bien gardé que je n'en ai été instruit que cinq jours après votre départ. Je n'ai point éprouvé le désastre qui m'était préparé ; j'ai sauvé toute mon artillerie, tous mes malades et les vôtres. » (Lettre de Ney à Soult)

En 1810, il fait partie de l'armée du Portugal commandée par Masséna. Ney s'empare de Ciudad Rodrigo le 10 juillet 1810 et obtient la reddition d'Almeida le 26 août. Mais toute l'armée française se heurte aux lignes de défense de Lisbonne à l'intérieur desquelles est retranché le contingent anglais de Sir Wellesley, futur duc de Wellington. Après deux mois d'un siège rendu inutile par l'absence d'artillerie et de renforts, les Français sont contraints à la retraite. C'est à Ney qu'est confiée l'arrière-garde, tâche dans laquelle il excelle : il mène les combats d'arrière-gardes, avec les 6.000 hommes qui restent de son corps. Il supporte mal d'être placé hiérarchiquement sous Masséna, de recevoir des instructions d'autres que l'Empereur. Les querelles sont fréquentes. Arrivé près de la frontière espagnole, un nouveau différend l'oppose à Masséna; Ney demande un congé officiel « pour aller prendre les eaux » et rentre en France. Mais Ney renâcle tant que Napoléon finit par le destituer en mars 1811.

 

LE PRINCE DE LA MOSKOWA (1811-1812)

L'alliance conclue à Tilsitt n'avait jamais satisfait ni l'Empereur ni le Tsar. En 1811 leurs relations se tendent davantage. Napoléon commence alors à concentrer ses troupes : cette Grande armée surnommée « l'armée des vingt nations » est certainement la plus importante qu'il ait jamais rassemblée mais elle est constituée à plus de 40% par des contingents étrangers dont certains n'ont qu'une envie modérée de se battre pour la France.

Le 24 juin 1812, les troupes françaises franchissent la frontière russe. Devant elles, les Russes refusent le combat et reculent. Ney est à la tête du IIIème corps. En août, il occupe Smolensk en flammes et s'empare du plateau de Valoutina. Le 7 septembre 1812, il commande le centre de l'armée à la bataille de la Moskowa près de Borodino : c'est une victoire mais les pertes sont énormes des deux côtés. Le 18ème bulletin de la Grande armée cite le maréchal Ney qui « s'est couvert de gloire et a montré autant d'intrépidité que de sang-froid ».

L'Empereur lui décerne le titre de prince de la Moskowa.

 

LA RETRAITE DE RUSSIE (1812)

En septembre, les troupes françaises occupent Moscou. Napoléon pense que le Tsar va solliciter la paix ; il attend, en vain. Le temps passe et l'hiver approche. Il a le choix entre hiverner à Moscou et par conséquent être coupé de la France pendant au moins six mois ou rentrer en France. C'est cette dernière solution, approuvée par les maréchaux dont Ney, qui est retenue et le 13 octobre, l'armée française prend le chemin de la France.

Ney est de nouveau placé à l'arrière-garde, cette mission est devenue sa spécialité. Il recule en combattant et en ralentissant la progression des Russes. La neige commence à tomber. Le 17 novembre, il est séparé de la Grande armée, harcelé par les Cosaques ; il réussit à traverser le Dniepr qui n'est pas totalement gelé en abandonnant son artillerie et ses bagages. Le 19 novembre il rejoint à Orcha l'Empereur qui ne l'attendait plus.  Le 25 novembre, les troupes françaises ou du moins ce qu'il en reste, arrivent au bord de la Bérézina. Pour sauver 3.000 hommes du désastre, il n'a pas compté les efforts et les sacrifices. Il est l'un des derniers Français à quitter le sol russe. Grâce aux pontonniers du général Eblé qui travaillent dans l'eau glacée, la rivière est franchie sur deux ponts construits à la hâte. Le 29 novembre, Ney est de nouveau placé à l'arrière-garde. Sa personnalité dans ces circonstances tragiques est déterminante : redevenu simple soldat marchant au milieu des autres, le fusil à la main, il est un exemple, « une âme trempée d'acier » selon Napoléon.

« Il traverse Kowno et le Niémen, toujours combattant, reculant et ne fuyant pas, marchant toujours après les autres, et pour la centième fois, depuis quarante jours et quarante nuits, sacrifiant sa vie et sa liberté pour ramener quelques Français de plus ; il sort enfin le dernier de cette fatale Russie, montrant au monde ... que pour les héros, tout tourne en gloire, même les plus grands désastres. » (Comte de Ségur) .

 

LES CAMPAGNES D'ALLEMAGNE ET DE FRANCE (1813-1814)

Une nouvelle coalition se forme en 1813 contre la France. Napoléon lève de nouvelles troupes, les « Marie-Louise », conscrits des classes 1814 et 1815 appelés par anticipation : pratiquement sans formation militaire, ils savent à peine charger un fusil. Le 17 mars, la Prusse se joint à la Russie et à l'Angleterre en guerre contre la France. Ney prend le commandement du IIIème corps. A la bataille de Lützen le 2 mai, sa résistance aux assauts ennemis décide de la victoire. Le 21 mai à Bautzen, c'est encore une victoire ainsi que les 26 et 27 août 1813 à Dresde. Depuis le début du mois d'août, l'Autriche et la Suède ont rejoint la coalition contre la France. Pour tous les généraux de Napoléon, c'est le début des revers : Ney est battu à Dennewitz le 5 septembre par Bernadotte.

A Leipzig le 15-19 octobre 1813 où il est blessé, la trahison des contingents saxons en pleine bataille précipite la défaite et ouvre les portes de la France.

A la mi-novembre, Napoléon revenu à Paris essaie de mettre sur pied une nouvelle armée. Ney reçoit le commandement de la moyenne garde à Nancy en janvier 1814. Ses troupes sont fatiguées et découragées par les défaites successives. La campagne de France commence le 27 janvier 1814. Ney est présent à toutes les actions importantes : à Brienne, à Champaubert, à Montmirail où il s'empare d'une ferme à la baïonnette avec la vieille garde, à Craonne et à Châlons sur Marne. Il s'expose délibérément, indifférent au danger : «  La mort ne frappe que ceux qui hésitent ! Regardez-moi ! Elle ne m'atteint pas. » 

Mais tous les efforts sont inutiles. Après la défaite, il juge que l'ambition de Napoléon est la cause du désastre.

Le 30 mars 1814, Joseph Bonaparte décide de la capitulation de Paris et le 31 les coalisés entrent dans la capitale; le 2 avril 1814, le Sénat prononce la déchéance de l'Empereur.  

Napoléon est à Fontainebleau. Il souhaite continuer la guerre dans l'est de la France et demande à Ney de rédiger un manifeste destiné aux Alsaciens et aux Lorrains.

Celui-ci refuse et appuyé par Oudinot, Macdonald, Berthier, Lefebvre et Moncey, fait pression sur l'Empereur pour qu'il abdique.  

Le 6 avril 1814, Napoléon quitte le pouvoir.  

 

NEY ET LOUIS XVIII (avril 1814-mars 1815)

Le 12 avril 1814, maréchaux et généraux, et parmi eux le maréchal Ney, vont à la barrière de Bondy saluer l'arrivée du comte d'Artois, frère du roi ; le 29, c'est à Compiègne qu'ils vont s'incliner devant Louis XVIII. Celui-ci a besoin de l'armée pour asseoir son autorité : les honneurs pleuvent sur Ney. L'ordonnance royale du 20 mai 1814 le nomme "commandant en chef du corps royal des cuirassiers, des dragons, des chasseurs et des chevau-légers lanciers de France" ; le 1er juin, il est fait chevalier de l'ordre de Saint Louis, le 2, gouverneur de la 6ème division militaire à Besançon et le 4, pair de France. Mais tous ces honneurs ne parviennent pas à effacer le mépris et les multiples vexations de la cour. Ney séjourne de plus en plus souvent dans sa terre de Coudreaux, près de Châteaudun.  

Le 6 mars 1815, Napoléon débarque à Fréjus. C'est à Ney qu'est dévolue la mission de lui barrer la route. Reçu par le roi, il lui promet « de lui ramener Bonaparte dans une cage de fer ». Parti pour Besançon puis Lons-le-Saunier, il découvre une France bonapartiste : « Que voulez-vous ? Je ne puis arrêter l'eau de la mer avec mes mains. »

Ce ralliement à la cause royaliste, Fontanes, un ami de Chateaubriand l'explique de cette manière :

« Ney a fait sa soumission par entraînement de vieux soldat, par surprise du cœur ou défaut de tête. »

Mais quand il rencontre Napoléon, Ney est à nouveau acquis à sa cause.

 

LES CENT JOURS (mars-juin 1815)

Le 13 mars 1815, Napoléon est mis au ban de l'Europe par les puissances alliées.  

En juin les troupes françaises pénètrent en Belgique. Ney commande les 1er et 2ème corps. Chargé de prendre la position des Quatre-Bras sur la route de Bruxelles, il livre à Wellington les 15 et 16 juin, une bataille acharnée mais qui manque de vigueur. Le 18 juin, il est à Waterloo où il charge à cinq reprises à la tête de sa cavalerie, cherchant vainement la mort sur le champ de bataille :

« Ney, éperdu, grand de toute la hauteur de la mort acceptée, s'offrait à tous les coups dans cette tourmente. Il eut son cinquième cheval tué sous lui. En sueur, la flamme aux yeux, l'écume aux lèvres, l'uniforme déboutonné, une de ses épaulettes à demi coupée par le coup de sabre d'un horse-guard, sa plaque de grand-aigle bosselée par une balle, sanglant, fangeux, magnifique, une épée cassée à la main, il disait : « Venez voir comment meurt un maréchal de France sur un champ de bataille ! » Mais en vain ; il ne mourut pas. Il était hagard et indigné. Il jetait à Drouet d'Erlon cette question : « Est-ce que tu ne te fais pas tuer toi ? ». Il criait au milieu de toute cette artillerie écrasant une poignée d'hommes : « Il n'y a donc rien pour moi ! Oh ! Je voudrais que tous ces boulets anglais m'entrassent dans le ventre ! » Tu étais réservé à des balles françaises, infortuné. » Victor Hugo dans « Les Misérables ».

De retour à Paris, il apprend que la Chambre des Pairs est convoquée pour le 22 juin. Il s'y rend. Chateaubriand fait le récit de cette séance dans les « Mémoires d'outre-tombe ».

« Les discussions étaient vives à la Chambre des Pairs. Longtemps ennemi de Bonaparte, Carnot, qui signait l'ordre des égorgements d'Avignon sans avoir le temps de le lire, avait eu le temps, pendant les Cent-Jours, d'immoler son républicanisme au titre de comte. Le 22 juin il avait lu au Luxembourg une lettre du ministre de la guerre, contenant un rapport exagéré sur les ressources militaires de la France. Ney, nouvellement arrivé, ne pu entendre ce rapport sans colère. Napoléon, dans ses bulletins, avait parlé du maréchal avec un mécontentement mal déguisé, et Gourgaud accusa Ney d'avoir été la principale cause de la perte de la bataille de Waterloo. Ney se leva et dit : « Ce rapport est faux, faux de tous points : Grouchy ne peut avoir sous ses ordres que vingt à vingt-cinq mille hommes tout au plus. Il n'y a plus un seul soldat de la garde à rallier : je la commandais ; je l'ai vu massacrer toute entière avant de quitter le champ de bataille. L'ennemi est à Nivelle avec quatre-vingt mille hommes ; il peut être à Paris dans six jours : vous n'avez d'autre moyen de sauver la patrie que d'ouvrir des négociations. »

L'aide de camp Flahaut voulut soutenir le rapport du ministre de la guerre ; Ney répliqua avec une nouvelle véhémence : « Je le répète, vous n'avez d'autre voie de salut que la négociation. Il faut que vous rappeliez les Bourbons. Quant à moi, je me retirerai aux Etats-Unis. »

« A ces mots Lavallette et Carnot accablèrent le maréchal de reproches ; Ney leur répondit avec dédain : « Je ne suis pas de ces hommes pour qui leur intérêt est tout : que gagnerais-je au retour de Louis XVIII ? d'être fusillé pour crime de désertion ; mais je dois la vérité à mon pays. »

« Dans la séance des Pairs du 23, le général Drouot, rappelant cette scène dit : « J'ai vu avec chagrin ce qui fut dit hier pour diminuer la gloire de nos armes, exagérer nos désastres et diminuer nos ressources. Mon étonnement a été d'autant plus grand que ces discours étaient prononcés par un général distingué [Ney], qui par sa grande valeur et ses connaissances militaires, a tant de fois mérité la reconnaissance de la nation. »

Malgré le passeport fourni par Fouché, il refuse de fuir.

Réfugié dans un village, il laisse exposé le sabre turc que lui a offert l'Empereur pour son mariage. C'est ainsi qu'il est remarqué et arrêté, le 3 août 1815.

Le jury chargé de le juger pour trahison, composé de maréchaux dont une bonne part a agi comme lui, se déclare incompétent.

La Chambre des pairs prend l'affaire en main et décrète la peine capitale (parmi les votants, Chateaubriand).

Parmi les grandes pages de l'histoire du Palais du Luxembourg, celle du procès du Maréchal Ney est l'une des plus dramatiques. Elle met brutalement fin au destin d'un militaire exceptionnel, soldat de la Révolution et de l'Empire, auquel les titres les plus prestigieux ont été attribués : Maréchal, duc d'Elchingen, prince de la Moskova, « Brave des braves »...

L'exécution de Ney, avenue de l'Observatoire, au petit matin du 7 décembre 1815, met en effet un terme à la fois symbolique et définitif aux rebondissements et retournements de la période des Cent Jours.

Nommé Pair de France par Louis XVIII en 1814 après l'abdication de Napoléon, Ney ne siègera que quelques mois à la Chambre des Pairs car, dès le mois de novembre 1815, il devra se soumettre au jugement de cette même Chambre, constituée en Cour de justice, pour trahison envers le Roi et l'Etat. La Chambre des Pairs siégeant au Palais du Luxembourg, c'est là qu'il fera ses dernières déclarations publiques. Mais c'est également là qu'il passe les derniers moments de sa vie, puisqu'à la fin du procès une cellule lui sera aménagée dans l'enceinte même du Palais.

Quand on le réveille dans sa cellule pour lui lire la sentence, Ney a compris. Il interrompt la longue énumération de ses titres. « Passez. Dites Michel Ney et bientôt un peu de poussières ». Le 7 décembre, au lieu de l'exécuter sur la plaine de Grenelle, comme c'est la coutume, on l'emmène sur l'avenue de l'Observatoire, pour éviter les mouvements de foule. Ney refuse le bandeau, tonne « Soldats, droit au cœur ! » et tombe, fusillé. La monarchie a fait un exemple. Quatre ans plus tard, elle absoudra les autres maréchaux.

 

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (29ème division – 1ère ligne, R, 33).

Liens :

 

La bataille de Friedland

 

Le procès du maréchal Ney

 

TITRES OU RÉCOMPENSES :

Duc d’Elchingen, le 6 juin 1808

Prince de la Moskowa, le 25 mars 1813.

PROPRIÉTÉS :

Domaine de La Malgrange (près de Nancy – Meurthe et Moselle)
Château « Les Coudreaux » à Marboué (près de Chateaudun - Eure et Loir), acquis en 1808.
Château de Pruneville à Marboué (près de Chateaudun - Eure et Loir), acquis en 1810
et détruit en 1823.

La Maréchale Ney fit utiliser une partie des matériaux de démolition pour l'embellissement des Coudreaux..
Un hôtel à Paris, acquis en 1805.

SURNOMS :
« Le Brave des braves », « Le lion rouge », « L’infatigable », « Le rougeaud », « Michel le rouge »

EDUCATION :
Il étudia au collège des Augustins à Sarrelouis jusqu’à l’âge de 13 ans.

AMIS ET ENNEMIS PERSONNELS :
Ney avait comme ami Kléber et comme ennemis, Masséna, Moncey, Lannes et Soult.

QUALITÉS / DÉFAUTS :
Ney était un homme brave et courageux mais il était aussi jaloux, parfois brutal et d’une moralité très moyenne.

PARTICULARITÉ :
Il avait les cheveux roux. Doté d’une bravoure légendaire.

BLESSURES :
Blessé à l’épaule gauche par un coup de feu à Mayence, le 22 décembre 1794.
Blessé par deux fois devant Mannheim, en novembre 1800.
Blessé au coup devant Smolensk, le 17 août 1812.
Blessé par un coup de feu à la jambe droite à Lützen, le 2 mai 1813.
Contusionné à l’épaule par un boulet à Leipzig, le 18 octobre 1813.

CAPTIVITÉ :
Il fut fait prisonnier à Giessen (Pays-Bas), le 21 avril 1797 et fut échangé le 27 mai.

RAPPORT AVEC NAPOLÉON :
Ney fut fidèle à l’empereur jusqu’au moment de l’entrée des troupes alliés dans Paris en 1814. Il le fut également pendant les Cent-Jours, ce qui lui vaudra d’être fusillé. Mais il n’y eut pas vraiment de relation d’amitié entre les deux hommes.

PREMIER ENGAGEMENT :
A 19 ans, il s’engagea comme cavalier au régiment des hussards « Colonel-général » à Metz.

CAPACITÉS MILITAIRES :
Il n’était pas un grand stratège mais il compensait toujours cet handicap par son talent d’entraîneur d’hommes.

 

ÉVOLUTIONS DE CARRIÈRE :
Brigadier fourrier, le 1 janvier 1791.
Maréchal des logis, le 1er février 1792.
Maréchal des logis chef, le 1er avril 1792.
Adjudant sous-officier, le 14 juin 1792.
Sous-lieutenant, le 29 octobre 1792.
Lieutenant, le 5 novembre 1792.
Capitaine, le 12 avril 1794.
Adjudant général chef d’escadron provisoire, le 31 juillet 1794 et confirmé le 9 septembre 1794.
Adjudant général chef de brigade, le 15 octobre 1794.
Général de brigade, le 1er août 1796.
Général de division, le 28 mars 1799.
Maréchal de l’Empire, le 19 mai 1804.

ÉTATS DE SERVICE :
Cavalier au régiment « Colonel-Général » des hussards, le 12 février 1787.
A l’armée du Nord, entre l’été 1792 et 1794.
Aide de camp provisoire du général Lamarche, commandant l’armée des Ardennes, le 14 octobre 1792.
Reçoit son brevet d’aide de camp signé par Dumouriez, le 3 février 1793.
Chef d’un parti de 500 cavaliers sous Kléber, en mai 1794.
A l’armée de Sambre-et-Meuse, le 28 juin 1794.
A la division Colaud, le 8 août 1796.
A la division Grenier, le 31 août 1796.
Commande le corps des hussards de Sambre-et-Meuse, en 1797.
Commande la réserve des hussards à l’armée de Mayence, le 14 décembre 1797.
A l’armée d’Angleterre, le 14 mars 1798.
A l’armée de Mayence, division Grenier, le 21 août 1798.
Puis à la division Lefebvre, le 9 février 1799.
A l’armée du Bas-Rhin, sous Bernadotte, le 20 février 1799.
Commande la cavalerie légère aux armées d’Helvétie et du Danube, le 4 mai 1799.
Commande la division d’avant-garde sous Oudinot, le 23 mai 1799.
Commande la 6ème division de l’armée du Danube et d’Helvétie, le 18 juillet 1799.
Puis commande la 5ème division, le 16 août 1799.
A l’armée du Rhin, le 19 août 1799.
Commande l’avant-garde, le 25 octobre 1799.
Commande la 1ère division du corps du centre, le 15 mars 1800.
Commande l’armée française en Suisse, le 28 septembre 1802.
Ministre plénipotentiaire en Suisse, le 17 octobre 1802.
Commande le camp de Compiègne, le 29 août 1803.
Puis celui de Montreuil, le 28 décembre 1803.
A la Grande Armée, campagne de 1805, commandant le 6ème corps, le 23 août 1805.
Sert en Prusse, en 1806.
A l’armée d’Espagne, le 2 août 1808.
Commande le 6ème corps de l’armée d’Espagne, le 7 septembre 1808.
Commande en Galicie, le 6 janvier 1809.
Renvoyé en France, le 4 octobre 1809.
Reprend son commandement, le 8 novembre 1809.
Suspendu par Masséna pour insubordination, le 23 mars 1810.
Commandant en chef  du camp de Boulogne du 31 août 1811 au 1er février 1812.
Commandant du corps d’observation des Côtes de l’Océan, le 10 janvier 1812.
Devenu 3ème corps de la Grande Armée, le 1er avril 1812.
Dirige l’arrière-garde pendant la retraite en Russie depuis Wiazma, le 3 novembre 1812.
Commande le 1er corps d’observation du Rhin, le 17 février 1813.
Devenu le 3ème corps de la Grande Armée, le 12 mars 1813.
Commande l’armée envoyée contre Berlin, le 25 août 1813.
Commande les 4ème et 7ème corps, le 3ème corps de cavalerie et le corps de Dombrowski, le 17 septembre 1813.
Commande la 1ère division de voltigeurs de la jeune garde, le 6 janvier 1814.
Fait partie des maréchaux qui poussent Napoléon à l’abdication.
Rallié aux Bourbons, membre du conseil de la guerre, le 8 mai 1814.
Commandant en chef  des cuirassiers, des dragons, chasseurs et lanciers de France, 20 mai 1814.
Gouverneur de la 6ème division militaire à Besançon, le 21 mai 1814.
Pair de France, le 4 juin 1814.
Est chargé par le roi d’arrêter Napoléon au retour de l’île d’Elbe, le 5 mars 1815.
Se rallie finalement à l’Empereur, le 12 mars 1815.
Inspecteur des frontières du Nord, de Lille à Landau, fin mars 1815.
Pair de France, le 2 juin 1815.
A l’armée de Belgique, commande les 1er et 2ème corps, le 15 juin 1815.
Cesse toute fonction, le 23 juin 1815.

BIBLIOGRAPHIE :

Mémoires du Maréchal Ney ( peut-être apocryphes ) publiés par sa famille Paris - Fournier – 1833

Le Maréchal Ney - Frédéric HULOT Paris - Pygmalion-Gérard Watelet – 2000

Le Maréchal Ney: l'héroïque hurluberlu - Jacques JOURQUIN Napoléon 1er, le magazine du consulat et de l'empire n° 3 - Juillet-Août 2000

Maréchal Ney - Eric PERRIN - 1993

Ney, le brave des braves - François-Guy HOURTOULLE Paris - Charles Lavauzelle – 1981

Le procès du maréchal Ney - Harold KURTZ Arthaud - 1964

Ney, le brave des braves - Louis GARROS Paris - Amiot-Dumont – 1955

Le procès du Maréchal Ney - R. FLORIOT Paris - Hachette - 1955

Le maréchal Ney (1769-1815) - Jean LUCAS-DUBRETON Paris - Arthème Fayard – 1941

Amours et tragédies de Michel Ney, Maréchal de France - Léon RIOTOR Fasquelle éditeur – 1934

Le Maréchal Ney et le Maréchal Blücher à Nancy en 1814 - G. MAUGUIN Nancy - Berger-Levrault 1930

Un grand mariage sous le consulat : le mariage de Ney a grignon – G MAUGUIN

 Une excursion au champ de bataille d’Elchingen – G. MAUGUIN

La fin tragique du Maréchal Ney - Pierre BOUCHARDON Paris - Hachette - 1925

Ney à Lons-le-Saunier (14 mars 1815) - H. CHOUET Revue des études napoléoniennes, 1915, T.VII

La vie militaire du Maréchal Ney - (3 vol.) Général Henri BONNAL Paris - Service historique de l'armée - 1910-1914

Le Maréchal Ney - Comte de LA BEDOYERE Paris - Calmann-Lévy, 1902

Le Maréchal Ney: 1815 - Henri WELSCHINGER Paris - Plon – 1893

Le Maréchal Ney-" Georges d'HEYLLI Paris - A. Le Chevalier - 1869

Procès du Maréchal Ney –  Oeuvres de F. BELLARD.(tome 4 pages 1 à 66)

Mémoires Société d’émulation du jura 11ème Série 5 volumes – Emile MONET – 1927

Le Maréchal Ney a Lons Le Saulnier 12,13,14 mars 1815

 Archives du Maréchal Ney aux Archives nationales 1962 

Réfutation en ce qui concerne le Maréchal Ney du livre du Général Gourgaud – M. AMOT

Relation  campagne de 1815 – Colonel HERMES 

Le combat de Krasnoe et la retraite de Ney  sur le Dnieper – Sabretache

Un périgourdin  garde du corps du Maréchal Ney en 1815 – Bulletin de la Sté Historique et Archéologique du Périgord – 1964

Le procès du Maréchal Ney – comte MOLE (reprise des Mémoires) – Revue de Paris  5mai 1923

Procès du Maréchal Ney  (avec beaucoup de photos n & b) – Conferencia 15.1.1924 

Arrestation du Maréchal Ney en 1815 – Revue de France  15.12.1931 Louis FARGES

Arrestation du Maréchal Ney – Chantal de TOURTIER – Revue de l’Institut Napoléon (pages 44 à 50) – 1961

Arrestation illégale du Maréchal Ney le 1.8.1815 – Colonel LARRIEU – Mémoires Académie des Sciences et Belles Lettres de Toulouse pages 273 a 280, Tome 6 – 1928

 

En anglais:

Marshal Ney : The bravest of the brave - A. ATTERIDGE 1992

Historic doubts as to the execution of marshal Ney - James WRSTON New-York, 1896

 

 

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Dernière mise à jour : le 21 janvier 2014